Le Souffle du couchant

29 × 29 cm,
Deux terres se répondent. Deux chaleurs. En haut, un ciel d'ocre chaud, veiné de crème, comme un souffle qui traverse le sud à l'heure où le jour s'apprête à céder. La lumière n'est plus verticale, elle glisse, elle enveloppe. C'est cette heure méditerranéenne où tout devient plus lent, plus dense. Au centre, une ligne noire nette, ourlée d'or, marque la frontière du silence. Elle ne divise pas, elle relie. Elle donne au regard un point d'ancrage, un seuil à franchir. En bas, une terre rouge craquelée, parcourue de fils d'or, sillons d'une mémoire ancienne. Les craquelures ne sont pas des blessures, ce sont des chemins. La feuille d'or vient s'y loger, révélant la vie sous la surface brûlée. Matière brute, presque minérale. Le wabi-sabi assumé jusque dans les fissures. Matière, plâtre structurel, acrylique, craquelures, feuille d'or. Wabi-sabi. La terre ne se raconte pas. Elle brûle.


