Emmène-moi Voir la Mer

90 × 110 cm
Emmène-moi voir la mer. Boulevard des Airs en avait fait une chanson, mais la phrase est plus ancienne que ça. C'est une phrase d'enfant, une phrase d'amoureux, une phrase qu'on murmure quand on n'en peut plus de la ville, du bruit, du gris trop lourd. Il suffit parfois d'aller la regarder pour que tout reprenne sa place.
Le ciel est gris, mais un gris qui danse. Il roule, il respire, il laisse passer la lumière par en dessous. Au loin, une lisière de terre verte se dessine à peine, silhouette discrète qui rappelle qu'il y a un autre bord, une autre rive, un ailleurs possible.
Et la mer, en bas, s'étend jusqu'à l'horizon. Bleu turquoise et vert émeraude entrelacés dans la matière craquelée, elle occupe la moitié de la toile avec cette évidence tranquille des choses essentielles. On la regarde, et on comprend. On la regarde, et on est enfin arrivé.
Matière, plâtre structurel, acrylique, feuille d'or. Wabi-sabi.
Peindre l'appel. Sculpter l'arrivée.


