Dreaming of the Sea

80 × 100 cm
Dreaming of the Sea. Rêver de la mer. Il y a des jours où l'on ferme les yeux et où elle est là, plus vraie que jamais, plus proche que si l'on y était. Le ciel est gris minéral, doux, presque brumeux. Il n'appelle pas, il laisse la mer parler. Il est le silence qui permet au rêve de s'installer. À l'horizon, une ligne fine. Une bande de bleu marine profond, traversée d'or à la feuille et rehaussée d'un éclat blanc, comme si le soleil avait posé son sceau sur la frontière du rêve. Cette ligne dorée est le seuil, c'est là que le ciel se sépare de l'eau, là que la lumière s'accroche. Et puis la mer. Turquoise éclatante, vibrante, presque électrique. Elle occupe la moitié basse de la toile comme une évidence. On la reconnaît sans l'avoir jamais vue, c'est la mer intérieure, celle qu'on porte en soi, celle qui apparaît quand on rêve d'ailleurs. C'est une fenêtre ouverte sur la mer. Même les yeux fermés, elle est là. Suspendue dans la matière, prête à revenir dès qu'on l'appelle. Matière, plâtre structurel, acrylique, feuille d'or. Wabi-sabi. Peindre le rêve. Sculpter la mer intérieure.


